samedi 28 septembre 2013

Le marché des brevets : privatisation de la connaissance ou facteur d'innovation ?


Conférence donnée jeudi 8 novembre 2012, au musée des Beaux-Arts de Lyon, dans le cadre des JECO (Journées de l’Economie). 


Intervenants :
  • -  M. Frédéric Caillaud, Directeur du Département Licensing et Business Development du groupe l'Oréal),
  • -  M. Xavier Coron, Vice-Président Affaires Juridiques et Propriété Intellectuelle du groupe Sanofi Pasteur,
  • -  M. David Encaoua, professeur émérite à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
  • -  M. Thierry Madiès, professeur de Sciences économiques à l’Université de Fribourg,
  • -  M. Jean-Claude Prager, Directeur des études économiques de la Société du Grand Paris. 


    Consultez le résumé de cette conférence en cliquant ici

mercredi 25 septembre 2013

Quelles sont les caractéristiques du capitalisme ?


Petit topo avant de commencer...

Ce sujet est un sujet très vaste. Il faut donc essayer de le ramasser, surtout dans l'optique d'un oral. En outre, être capable de synthétiser un sujet et donc sa pensée constitue toujours un atout. Pour répondre à ce sujet, il faut bien entendu en connaître un minimum sur le capitalisme. 

De plus, si vous n'êtes pas satisfait par le plan qui suit, vous pouvez toujours opposer les caractéristiques du capitalisme dans les théories économiques, et ce qu'il en est dans la réalité. 

Enfin, pour accroître votre culture générale, une petite bibliographie :
  • Michel ALBERT, Capitalisme contre capitalisme, 1991.
  • Brune AMABLE, Les cinq capitalismes, 2005.
  • Fernand BRAUDEL, La dynamique du capitalisme, 1985.
  • Jean-Hervé LORENZI, La guerre des capitalismes aura lieu, 2008.
  • Robert REICH, Supercapitalisme, 2008.
  • Paul KRUGMAN, L'Amérique que nous voulons, 2007.
  • Paul KRUGMAN, Pourquoi les crises reviennent toujours ?, 2000.


Introduction

I / Un modèle économique cohérent

Quand on définit ce qu'est le capitalisme, le premier mot à venir est : « système économique ». C’est donc qu’il possède vraisemblablement une cohérence du point de vue économique.
  • Système où l'innovation et la concurrence joue un rôle central (cf. SCHUMPETER),
  • Rôle des crises (cf. KONDRATIEV, KRUGMAN),
  • Place des institutions (cf. NORTH), bien que leur utilité réelle soit contestable (cf. STIGLITZ),
  • Importance de la mondialisation du fait du libre-échange (cf. RICARDO, modèle HOS, etc.).


II / Une unité qui excède le strict domaine économique

Si l’on poursuit la définition, on se rend compte que l’on sort du modèle économique stricto-sensu. Le simple fait de dire que l’on vit dans une « société capitaliste » ou non prouvant d’ailleurs que ce système a des répercussions en termes sociaux. On passe ici à une approche prenant également en compte de manière plus importante la dimension historique. 
  • Théories sur la société capitaliste : caractérisée par de fortes inégalités (cf. MARX, KRUGMAN),
  • Unité de valeurs,
  • Unité géographique, bien que le centre névralgique se soit déplacé (cf. BRAUDEL),
  • Modèle à prétention dominante, peut-être impérialiste (cf. LÉNINE, BRAUDEL),
  • Identification à l'État et liens avec ce dernier (cf. BRAUDEL),
  • La question des biens publics. 


III / Cependant, on peut distinguer plusieurs modèles de capitalisme

Si l’on « zoome » sur le capitalisme, on s’aperçoit qu’il existe en réalité plusieurs types de capitalisme, présentant des différences plus ou moins marquées les uns par rapport aux autres, mais dans le même temps caractérisables dans leur grande majorité par les caractéristiques que nous venons d’énoncer. Il faudra donc développer les différents types de capitalisme :
  • Capitalisme "anglo-saxon" et "rhénan" de M. ALBERT,
  • Le capitalisme français (avancé par M. ALBERT),
  • Les capitalismes "méditerranéen", "asiatique", etc. de B. AMABLE,
  • Le capitalisme chinois ou "autoritaire" de R. REICH.

Attention ! Il ne s'agit cependant pas d'en faire un catalogue. Ceci serait non seulement inintéressant, mais en plus nécessiterait beaucoup de place ou de temps. Il s'agit donc de les rassembler ou de les opposer sur certains points dans le but de les regrouper. On peut ainsi jouer sur la place et le rôle de l'État (pour opposer le capitalisme "français" et chinois, très interventionnistes, au capitalisme anglo-saxon, par exemple). 

Conclusion

mardi 17 septembre 2013

Fiche de lecture "Les Mensonges de l'économie"




Dans cet essai paru aux Etats-Unis en 2004, soit deux ans avant la mort du célèbre économiste connu depuis la publication de L’Ère de l’opulence en 1958, Galbraith s’attache à démonter les mensonges bâtis par l’orthodoxie qui domine la vie économique actuelle. Du champ lexical qu’il juge empreint d’idéologie à la politique dominée par les industriels, en passant par la spoliation des actionnaires au profit des directeurs, l’économiste attaque tour à tour paradoxes et faux-semblants dans le but de détruire les dogmes de la culture économique en place.

Très critique vis-à-vis de la FED, de l’enseignement de l’économie et de la place trop importante qu’occupent les grandes multinationales américaines, Galbraith ne fait pas dans la nuance, nous livrant un petit pamphlet dont la lecture se révèle aussi aisée et rapide qu’indispensable.


Outre les critiques, on retrouve dans cet ouvrage deux piliers de la théorie économique de l’auteur : le concept de technostructure et celui de la filière inversée



Retrouvez maintenant la fiche de lecture.