samedi 27 avril 2013

Cartographie


Quelques légendes pour vous aider dans un travail de cartographie, et pour réviser sereinement le Bac :

- Les Etats-Unis : superpuissance mondiale contestée

- Les Etats-Unis : un superpouvoir hautement attractif et riche, néanmoins confronté à des problématiques variés

- Mumbai : une puissante métropole marquée par de fortes inégalités

- Le bassin caraïbe : interface américaine, interface mondiale

- La Russie : un territoire riche et organisé mais marquée par de profondes inégalités

- Le Brésil : une puissance à fort potentiel rongée par les inégalités

Le Brésil, carte complète : en cliquant ici.

mercredi 24 avril 2013

Histoire de la Chine - part 2


II / La Chine, entre glace et feu

     1) Un court alignement sur le "Grand frère soviétique" (1946-1969)
a) Le choix de l'Etat totalitaire (1949-1954)
 - Les premières campagnes de terreur (1949-1952)
 - La dictature socialiste (1952-1954)
 - Le Parti unique
b) De la coopération à la rupture (1946-1969)
 - La coopération sino-soviétique (1946-1954)
 - La rupture (1953-1969)

     2) L'échec du modèle socialiste chinois
a) Le revers du "premier bon en avant" 
 - Le "premier bon en avant"
 - Le paradoxe des cadres
b) La campagne des cent fleurs ou la première tentative maoïste de conservation du pouvoir (1956-1957)
 - Mao, un personnage affaibli (1956)
 - “Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent !” (1957)
 - La répression (1957)
c) Le "Grand Bon en Avant" : un pied dans la fosse (1958-1962)
 - Un programme pour la "construction socialiste de la Chine" (1958-1960)
 - L'incident de Lushan : un évènement retardateur (1959)
 - L'ampleur du désastre (1960-1962)

    3) De la Révolution culturelle à la fin de l'ère maoïste (1960-1976)
a) La traversée du désert (1960-1965)
 - Mao, le solitaire (1960-1965)
 - L’avortement du Mouvement d’éducation socialiste (1962-1965)
b) La Révolution culturelle et le retour au pouvoir (1966-1969)
 - La Destitution de Hai Rui (1961-1966)
 - Le début de la Révolution culturelle (1966-1967)
 - Une double consécration
 - Un nécessaire retour au calme (1967-1969)
c) La fin de l’ère maoïste (1969-1976)
 - Ascendance et déchéance de Lin Bao (1969-1971)
 - La courte hégémonie de la Bande des Quatre (1973-1976)
 - Mort de Mao et fin de l'ère maoïste (1976)


Consultez cette publication en cliquant ici.

dimanche 14 avril 2013

L'intelligence vient des pieds.... !

A ses débuts, l'Homme marchait à quatre pattes. Dans cette condition, sa bouche n'était qu'un outil préhensile à l'instar de nos mains aujourd'hui. 

A ce stade, rien ou presque ne différencie l'Homme d'un primate que l'on peut voir dans nos zoos. Cependant, l'Homme se met debout. C'est alors que tout s'enchaîne. Délivrée, la bouche peut devenir un organe de parole. De même pour nos mains, qui ne sont plus un outil de locomotion mais remplacent la bouche en devenant des outils préhensiles. 

Mais les archéologues et paléontologues vont même plus loin. La station bipède aurait également permis un "dévérouillage" de la boîte crânienne. Ainsi, le cerveau pouvant occuper plus de place, l'intelligence de l'Homme se serait grandement développée, surpassant celle des primates et autres espèces animales. L'intelligence vient donc des pieds, en quelque sorte. 

Il existe de nombreuses théories sur cette station bipède. Pour l'archéologue Leroi-Gourham, elle est primordiale pour comprendre pourquoi l'Homme a surpassé en intelligence les autres espèces, car si on peut parfois l'observer chez les autres primates, ce n'est que de manière accidentelle. La polémique naissant de la part de contingence qui aurait provoquée ce redressement : hasard, adaptation au milieu, etc. 

De ces théories est née celle de la "néothénie", développée par K. Lorenz. Pour Lorenz, l'Homme est un prématuré. En effet, suite au dévérouillage de sa boîte crânienne, le bébé doit sortir plus vite du ventre de sa mère, car s'il attend d'être parfaitement prêt, il ne passera plus. Ce qui pourrait par exemple expliquer pourquoi il ne faut que quelques heures à un poulain pour apprendre à se mettre debout et marcher, alors qu'un nouveau-né mettra un peu moins d'un an environ, voire plus. Selon cette thèse, l'Homme serait ainsi "déspécialisé" ; c'est-à-dire qu'il naîtrait avec un instinct très peu développé, et devrait donc beaucoup recevoir de son milieu et de l'apprentissage. A contrario, l'animal n'apprend que peu, et reçoit beaucoup par son instinct. Une petite idée de Rousseau résume bien cette pensée : l'animal est parfait, l'Homme, perfectible.

L'Homme a donc une origine animale, mais, grâce à ses pieds, il est devenu autre, pleinement Homme, contrairement aux primates et par extension au reste des espèces. 

On regarde un peu ses pieds différemment après.. !

dimanche 7 avril 2013

L'histoire de la Chine - part 1


Le poids de l'Empire du Milieu dans l'économie mondiale n'est plus à démontrer. Cependant, au fond, que savons-nous de ce pays qui pourtant occupe une place à part dans l'actualité et l'imaginaire collectif ?

Saviez-vous par exemple que pendant des siècles, les puissances occidentales se sont partagé le pays selon leur bon vouloir ? Que connaissez-vous de la Révolte des Boxers ? Pensez-vous que l'économie chinoise est plutôt socialiste ou capitaliste * ? Qu'est-ce que le "grand bon en avant" : un bond en avant, ou une catastrophe sur tous les plans ?

Les réponses à toutes ces questions, et bien d'autres encore, dans une publication à venir..

Plan : 

I / Un pays tiraillé entre ses divisions internes et les pressions des puissances occidentales
 
 1) Le dépècement par l'Occident
a) Les guerres de l'opium
 - La première guerre de l'opium (1839-1842)
 - La seconde guerre de l'opium (1856-1860)
b) La Révolte des Boxers (1899-1901)
 - La naissance du mouvement
 - L'intervention occidentale et la fin des Boxers
 - La chute de la dynastie Qing
c) La déception lors de la Première Guerre Mondiale

     2) Une instabilité politique chronique
a) La Chine de l'entre-deux-guerres : de la République au communisme
 - La fin de l'Empire
 - La République de Chine
 - De la République soviétique chinoise à la Longue Marche
b) La guerre sino-japonaise (1937-1945)
 - L'invasion
 - Une alliance impossible
 - La Chine dans la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)
 - Un bilan catastrophique
c) Le retour de la guerre civile
 - La consécration
 - La "guerre de libération"

Cette première partie a été publiée. Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

* la réponse est : "socialiste de marché", ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais Deng Xiaoping !

Socialisme allemand

"Socialisme et mouvement ouvrier en Allemagne depuis 1845", chapitre certes passionnant, mais qui comporte nombre de dates. Et s'y retrouver n'est pas toujours facile. C'est pourquoi je vous propose cette petite frise chronologique, traitant la période 1848-1933.

mardi 2 avril 2013

Le bonheur



Thème central dans notre société occidentale, comme un objectif ultime, le bonheur s'impose comme la valeur phare de notre époque. 

Mais est-il possible de l'atteindre ? N'est-il pas en quelque sorte condamné à être un idéal inatteignable, dont on ne peut que se rapprocher ou rêver ? 

Ou bien au contraire n'est-il pas tout à fait en notre pouvoir ? Dans ce cas, existe-t-il une science du bonheur, une manière d'être heureux, la "one best way" du bonheur ? A ceux qui sont tentés de répondre "oui" catégoriquement, rappelons que dans "bonheur" on trouve "heur", qui signifie chance. Si le bonheur contient une part de chance, alors peut-être est-elle un élément indispensable pour être heureux, sur lequel nous n'avons aucun pouvoir...

Tout le monde peut-il être heureux ? L'opinion commune voudrait qu'on réponde "oui bien sûr, chacun à sa manière". Cependant, un criminel, peut-il être heureux ? D'aucuns diront que "oui" car il gagne à commettre une injustice ou un crime. Néanmoins, d'autres soutiendront le contraire, arguant qu'au final la peine encourue dissuade d'agir, ou que le criminel ne s'aime pas lui-même, qu'il ne peut pas. Pourquoi ? Voudriez-vous être l'ami d'un assassin ? Pas sûr... 

Bref, nous pourrions continuer l'inflation de question sur ce thème sur des pages : peut-on être heureux tout le temps ? le bonheur est-il la maîtrise ou le dépassement de nos désirs ? etc. 

Si vous êtes intéressés  vous trouverez les réponses à ces questions, et bien d'autres encore, dans une publication à paraître... 

A très vite ! Et bonne chance dans votre quête ;) !

Plan :

Introduction

I / Peut-on tous être heureux ? (Quand ? Comment ? Pourquoi ?)
  1) Il est possible d'apprendre à être heureux
      - Etre heureux consiste à entreprendre un travail sur soi : stoïcisme
      - La béatitude est procurée par la connaissance : Spinoza
  2) Cependant, cette "science" du bonheur rencontre de nombreuses limites
      - Rechercher le bonheur est vain car c'est un "idéal de l'imagination" : Kant
      - Vivre, ce n'est pas aspirer au bonheur, mais à la puissance : Nietzsche
      - L'heur, où l'impossibilité de maîtriser totalement son bonheur
  3) Le bonheur n'est pas nécessairement dépendant du contexte et des circonstances
      - Les méchants ne sont pas réellement heureux : Socrate
      - Même dans l'adversité il est possible d'être heureux : Hillesum
      - La morale et le bonheur, deux idéaux parfois distincts : Socrate/Kant

II / Où se trouve le bonheur ? 
  1) Le bonheur est-il dans la maîtrise ou le dépassement de nos désirs ?
      - Le bonheur est d'abord dans la maîtrise de nos désirs : Stoïciens/Épicure/Kant
      - Mais il peut également être atteint au-delà de nos désirs : Platon/Aristote/Kant/Nietzsche
  2) Quel est le lien entre plaisir et bonheur ?
      - Le bonheur est un plaisir déterminé : Aristote
      - Le plaisir est l'unique critère du bonheur: Épicure
      - Etre sage, c'est savoir jouir des plaisirs de l'existence : Spinoza
  3) Bonheur, béatitude, ou contentement ?
      - Etre heureux c'est désirer être ce que l'on est et avoir ce que l'on a : Socrate
      - Le bonheur ne réside pas dans le contentement d'être maître de ses penchants : Kant
      - La béatitude est dans et par l'amour : Platon
      - La béatitude est en Dieu seul : St Thomas d'Aquin
  4) Est-il possible d'être heureux en écrivant le bonheur ?
      - Le bonheur se trouve également dans son souvenir et son écriture : Rousseau
      - Une réminiscence peut suffire à rendre heureux : Proust

(publication à venir...)

lundi 1 avril 2013

Quels liens sociaux dans une société où s'affirme le primat de l'individu

(ce message est en cours de rédaction, et évoluera donc encore plusieurs fois)

Avec la Révolution industrielle, les sociologues ont identifiés la montée d'une nouvelle société, caractérisée par l'émergence de l'individualisme.

Analysé par Tocqueville dès 1835, ce phénomène a ensuite été repris dans de nombreuses théories de grands sociologues comme Tönnies, Weber et Durkheim.

Plan :

Introduction

I / Les différentes formes de solidarité
    1) Le passage de la « communauté » à la « société »
    2) La solidarité chez Max Weber
    3) De la solidarité « mécanique » à la solidarité « organique »
    4) L'individualisme

II / Le délitement de la cohésion sociale dans les sociétés modernes
    1) Quelques définitions
    2) Les facteurs et instances de la cohésion sociale
    3) L’exemple des Hobos
    4) Intégration et exclusion : le cas des paysans polonais


Bibliographie